L’UNIVERSITÉ CONCORDIA PREND LE LEADERSHIP !

L’Université Concordia recentre ses activités autour d’un nouveau pôle fédérateur

Il n’y pas si longtemps, le campus Sir George Williams pouvait se comparer à une nébuleuse urbaine. Hormis l’imposant pavillon Henry-F.-Hall, trônant en solitaire, les différents bâtiments du campus universitaires étaient éparpillés aux quatre vents. En fait, il s’agissait presque d’un puzzle à compléter pour qu’une image nette du campus finisse par émerger. C’est à cette tâche ardue que se sont attelés quelques chargés de projets visionnaires.

 

Par Patrice-Hans Perrier

 

L’Université Concordia semble avoir le vent dans les voiles. Après quatre décennies d’éparpillement, l’institution d’enseignement a pris – enfin – la décision de recentrer ses activités sur son campus du centre-ville.

 

Changement de cap

C’est dans la foulée du Sommet de Montréal, en 2002, qu’est née l’idée de redessiner la carte du centre-ville en autant de petits quartiers thématiques. Ainsi, sont apparus les concepts de Quartier des spectacles, de Quartier International, de Quartier du Musée et, c’est le cœur de notre propos, de Quartier Concordia.

Profitant du Momentum, l’équipe de gestionnaires responsable des bâtiments et de l’aménagement des sites de l’université lance un concours d’aménagement qui sera remporté par la firme Cardinal & Hardy en 2003.

Travaillant en collégialité avec la Ville de Montréal et les professionnels du design primés, les responsables de ce grand remue-ménage auront évité de fonctionner en vases clos (en silo pour reprendre le jargon des urbanistes).

 

Une approche artistique et novatrice

Avec l’inauguration de deux bâtiments phares (pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels 2005 – pavillon John-Molson 2009), la configuration de la Place Normand Béthune et le réaménagement en cours des façades des principaux édifices, CONCORDIA redessine carrément le visage des environs.

Donc, une opération de consolidation et de remodelage urbain qui serait plus qu’un coup d’éclat temporaire aux dires de ses instigateurs.

Et, outre la construction de nouveaux édifices ou le réaménagement des parvis et de l’espace public, il y a toute la prise en charge de l’art PUBLIC qui est remarquable. Le responsable des affaires culturelles de CONCORDIA, Clarence Epstein, affirme qu’il s’agirait de l’université canadienne possédant la plus GROSSE collection d’œuvres publiques au pays.

 

Un campus vert

Par ailleurs, le respect de l’environnement et la performance énergétique sont aussi au rendez-vous. À ce propos, le seul pavillon John-Molson possède un MUR de CAPTATION SOLAIRE unique en son genre.

Concordia – au centre-ville – c’est aussi un campus universitaire situé au carrefour d’une multitude de modes de transports. Ainsi, l’édicule du métro Guy fut le premier bâtiment à Montréal à être construit sur les infrastructures souterraines d’une station de métro. L’édifice sera rénové sous peu et il ouvrira son flanc nord sur l’agréable promenade urbaine dessinée par la Place Normand-Bethune.

Une nouvelle piste cyclable passe le long du boulevard De Maisonneuve  et le trafic automobile fut judicieusement dévié dans sa course … histoire d’accommoder la promenade urbaine qui caractérise le nouvel aménagement du campus.

 

Vie de quartier renouvelée

Chose heureuse, la vie de quartier et les commerces limitrophes ont repris du poil de la bête depuis le début de la décennie 2000. La renaissance de l’ancien campus Sir-George-Williams aura permis d’irriguer – rien de moins – un vaste secteur qui va de la rue Crescent jusqu’aux abords de l’avenue Atwater.

Les astres s’alignent pour CONCORDIA. Le futur quartier du Musée (des Beaux-Arts – MBAM) serait sur le point de prendre vie, profitant aussi du dialogue urbain avec le Quartier Concordia.

On assiste donc à une synergie qui démontre – pour une fois – qu’il est possible de relancer le développement du centre-ville dans un esprit de créativité et de collégialité.

 

 

NOTE: le concept de quartiers thématiques est intéressant, mais pose des problèmes en termes de positionnement des anciennes figures urbaines constituantes de la cité. En effet, les historiens de l’architecture que sont Colin Rowe ou Aldo Rossi démontrent sans ambiguïté que la forme urbaine est le fruit d’une sédimentation qui s’impose avec le temps. Pas d’une succession de stratégies d’un développement urbain qui serait édicté par des considérations marketing. Un dossier capital sur lequel nous nous pencherons en 2011 et 2012.

 

lien: http://issuu.com/span/docs/conu_mag_summer2010


Un photoreportage de Patrice-Hans Perrier sera en ligne, sous peu, sur le site du magazine L’ACTUALITÉ. Portrait inusité d’un campus résolument urbain.

 

 

CLICHÉ PRIS SUR UNE TERRASSE du Pavillon Génie, Informatique et arts visuels (pavillon EV) de l'université CONCORDIA

VUE SUR LE CENTRE-VILLE À PARTIR D’UNE TERRASSE DU PAVILLON GÉNIE, INFORMATIQUE ET ARTS VISUELS DE L’UNIVERSITÉ CONCORDIA copyright Patrice-Hans Perrier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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