LA CITÉ UTOPIQUE

Portrait d’une ville idéale où les rapports humains seraient plus harmonieux

 

Par Patrice-Hans Perrier

Aujourd’hui, 13 mai, c’est la fête des mères. Nous célébrons donc la genèse de toutes vies, l’espace matriciel de tous les possibles et nous ouvrirons, désormais, nos pages à l’utopie sous toutes ses formes. Puisque la cité est privée d’oxygène, d’espaces verts, de bons rapports de voisinage et de circulations civilisées, nous allons nous permettre de proposer des avenues imaginaires.

À partir de maintenant, les Carnets d’un promeneur deviendront des espaces virtuels de réflexion prospective. Qu’est-ce que la prospection ? C’est l’art de creuser par delà les limites d’une démocratie pathogène, là où des avenues humanistes seraient praticables, abordables et envisageables éventuellement.

Dans l’éventualité d’un changement de paradigme, la cité serait elle, enfin, viable ?

Détail aménagement unités habitation collectives AUROVILLE

 

 
 
 
 
 
 
 
 Source: http://www.auroville.org/thecity/architecture/collect_housing/planning_creativity.htm

 

 

L’utopie réaliste

Loin des fantasmes de la classe des biens pensants de la «rectitude politique», parvenue au purgatoire de l’échelle sociale, notre prospection représente un effort d’oxygénation de la matrice de transmission des informations. L’urbain et le municipal sont nos terrains de prédilection et nous allons poursuivre notre chemin de passeur de l’information.

Toutefois, à une époque où «l’accès à l’information» se raréfie, où certains arrondissements deviennent opaques aux besoins de leurs commettants  et où certains lobbys nous ferment leurs portes, nous avons fait notre lit sur le limon d’une information neuve.

Comment se réapproprier l’art de construire, d’aménager le domaine public ? Où trouver des ressources en termes de conseils et d’aides en tout genre ? Comment faire circuler l’information réelle, non déformée et en temps réel ? Comment tisser des liens de proximité, ultimes garants d’un espace serein et vivable ?

Et, par-delà les fantasmes de la caste des promoteurs et de leurs alliés objectifs, y a-t-il encore des rêves de vie de quartier qui seraient à portée de nos maigres moyens ? Sommes-nous condamnés à nous entredéchirer dans les espaces virtuels de la compétition victimaire et d’une consommation qui s’étiole ?

 

Un nouvel espace de communication

L’offre médiatique rétrécit en peau de chagrin, les budgets discrétionnaires ne sont plus disponibles pour les esprits libres. Pourtant, bien des «libres penseurs» patentés se les arrogent, en toute impunité, sans questionner la matrice qui les nourrit. Il n’y a qu’à voir les magazines et autres sites «branchés» dévolus à une urbanité de vitrine qui pullulent et polluent nos loisirs, nos espaces de réflexion, notre liberté.

Puisque certaines officines pensent à notre place, quantifient la gauche et la droite, pondèrent les énergies vitales et justifient la spoliation de nos forces vives, du peu qui nous restaient pour imaginer la ville de demain … alors, nous allons oser sortir du moule. Nous allons, enfin, mouiller le maillot.

Aujourd’hui, fête des mères – et certainement pas fête de la matrice pro-format – nous allons débuter par une présentation sommaire d’un grand penseur de l’urbanité et nous tenterons de dévoiler une portion de son œuvre protéiforme.

 

Arcosanti : le projet d’une vie

Quatrième article d’une série intitulée «DOSSIER  – MIRAGES URBAINS», cette présentation de la pensée et de l’oeuvre de Soleri nous permettra de faire le lien avec une nouvelle série en préparation. En effet, nous allons, sous peu, débuter une série d’articles sur les cités utopiques.

 
 
 
 
 
 
Photo Jeff Topping for The New York Times
Lien: http://travel.nytimes.com/2007/09/16/travel/16next.html

 

 

Donc, notre prochain article brossera un vibrant hommage à Paolo Soleri, disciple de l’immense architecte organique Frank Lloyd Wright. Et, à travers l’oeuvre de Soleri, c’est le projet de la cité d’Arcosanti qui retiendra notre attention. Cité matricielle par excellence où les technologies avancées du bâtiment sont mises au service d’un urbanisme en prise sur la nature et les besoins réels d’une humanité qui vivrait des rapports citadins harmonieux.

À l’instar des cités utopiques des penseurs de l’urbanité et de la sociologie des XVIIIe et XIXe siècle, ARCOSANTI comporte, certes, sa part d’utopie en circuit fermé, mais rejoint tout de même les ébauches de la merveilleuse cité d’Auroville.

Nous vous invitons à commenter nos articles, à nous proposer des ajouts ou des modifications et, surtout, à nous revenir avec des suggestions de cités utopiques, du passé ou du présent, qui auront capté votre imagination. Bonne lecture et n’hésitez-pas à relayer le LIEN des CARNETS D’UN PROMENEUR sur vos réseaux de diffusions.


 

 

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